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solidarites jeunesses - volontariat international
Solidarités Jeunesses
 

2010

Florent en Inde

Julie et son expérience chez notre partenaire mexicain nataté

Fanette en Turquie

Annaëlle au Kenya

 

Florent en Inde

L’expérience de Florent dans un chantier à Dharamsala en octobre 2010

Voila un petit bout de mon expérience en Inde chez FSL au mois d’octobre (à Dharamsala).

Après 6 ans d’études devant un ordinateur je souhaitais me changer les idées et aller à l’autre bout du monde pour découvrir de nouvelles cultures, un nouveau mode de vie et oublier mes petites habitudes de tous les jours qui font de nous des gens blasés et sédentaires. Et bien mon choc culturel je l’ai eu puisque ma vision de la culture indienne en est totalement bouleversée. L’inde est un pays avec une croissance à 2 chiffres, et très connu pour ses nombreux sites culturels et sa culture culinaire, mais c’est surtout un pays qui grandi sans la plus grande partie de sa population qui est toujours extrêmement pauvre : le nombre de gens qui dorment dans la rue est immense, les champs sont toujours travaillés avec les bœufs, les gens disposent de très peu d’outils pour les constructions qui avancent lentement, il n’y a que très peu de ramassage d’ordures ce qui fait que le pays tout entier est une décharge à ciel ouvert, il n’y a aucune aide du gouvernement etc.

Cela dit, malgré la pauvreté on rencontre des gens extrêmement humbles, chaleureux, accueillants, amicaux, d’une façon que l’on ne peut pas imaginer dans les pays occidentaux. Les touristes sont vu comme une source d’argent et ils sont sollicités en permanence par les chauffeurs de touc-touc/vélo/taxi, les mendiants, les vendeurs etc. mais personne n’a jamais essayé de me voler quoi que ce soit et je ne me suis jamais senti en insécurité.

Mon expérience de travail sur le chantier a été excellente, l’ambiance de travail était très détendue grâce aux 2 team leaders, et les enfants étaient adorables. En revanche il faut savoir ne pas être a cheval sur les timings et l’organisation, les indiens vivent à un autre rythme. Le logement était spartiate, la nourriture peu variée mais délicieuse, et l’emplacement dans l’Hymalaya extraordinaire. Les 23 volontaires se sont bien entendu mise a part le nombre élevé de francophones (une douzaine) qui a fait qu’ils restaient la plus part du temps ensemble, ce qui a créé 2 groupes. Les journées étaient consacrées le matin au travail et l’après midi aux visites (dédiées le plus souvent à la culture tibétaine) ce qui faisait un rythme très agréable et faisait passer les journées extrêmement vite. Le trekking de 4 jours a ravi la plupart des volontaires, nous a fait voir des paysages époustouflant et était d’un niveau très correct. Le fait de travailler avec des volontaires du monde entier ainsi que des gens locaux et les enfants apporte une double expérience très enrichissante que je ne suis pas prêt d’oublier !

Je conseillerais tout ceux qui ont un peu envie de s’évader de faire un chantier international, au moins une fois dans sa vie !

Si j’en ai l’occasion je referais un chantier international ! Mais dans un autre pays =)

Florent, 24 ans vivant actuellement en Allemagne

Julie et son expérience à Nataté au Mexique

L’expérience d’animation d’un chantier de restauration d’un musée de médecine maya par Julie, alors volontaire long terme chez notre partenaire mexicain Nataté.

Je suis arrivée en mars 2010 dans la très colorée San Cristobal de las Casas, ville principale du Chiapas au Mexique. Là-bas, pendant plusieurs mois, j’ai participé à la vie de l’ONG Nataté dont l’objectif principal est de promouvoir le service volontaire, la solidarité internationale, les échanges interculturels et la Paix.

Ce qui m’aura le plus marqué lors de mon volontariat ? Le chantier de restauration du musée de la médecine maya auquel j’ai participé. Nous étions une dizaine de volontaires internationaux à vivre au musée pour remettre en état le jardin des plantes médicinales utilisées par les communautés indigènes de la région. Nous avons appris beaucoup sur la médecine traditionnelle et ses rituels mais aussi nous avons pu aller à la découverte d’une autre culture. C’était une rencontre de l’intérieur, qui m’a semblée plus authentique parce qu’on a participé à la restauration main dans la main avec les communautés qui gèrent le musée.

Cette expérience a aussi été l’occasion d’appréhender la multiculturalité. Nous étions des français, des mexicains, des anglais, des belges et il fallait que tout ce petit monde se comprenne et cohabite en harmonie pour avancer dans notre mission. S’organiser pour savoir qui cuisine, qui remet en état les sentiers, qui s’occupe de peindre etc. Nous avons donc appris à composer ensemble, à voir au-delà des clichés et à mieux communiquer pour atteindre nos objectifs. Je crois que chacun de nous garde des supers souvenirs de ce chantier : les rencontres, les visites, la fête, une nouvelle vision du monde !

Ci-dessous, le diaporama de Julie sur cette expérience :

PDF - 2.7 Mo

Fanette en Turquie

Le témoignage d’une volontaire de Solidarités Jeunesses partie en chantier d’été en Turquie

Tout a commencé par le plus grand des hasards… Je cherchais du travail depuis le début du printemps dernier et comme rien de concret ne se profilait à l’horizon, j’ai décidé d’aller au CRIJ de Lyon (Centre Régional d’Information Jeunesse). Une réunion était organisée à propos des chantiers internationaux et j’y suis allée. C’était marrant d’ailleurs parce qu’il y avait que des filles ! :) J’avais déjà eu l’occasion de pas mal voyager avant (stages, jobs, vacances…) mais jamais sous forme de volontariat. Ça peut paraître bizarre voire simpliste comme pensée, mais au départ je ne comprenais pas trop pourquoi il fallait payer pour aller « travailler » en étant bénévole… maintenant je sais ! Et oui, toute l’organisation que de tels projets nécessitent, il faut bien la financer. Et quand on revient du chantier, on ne regrette pas du tout d’avoir payé ! (on se dit même que c’est vraiment donné) Comme je m’y étais prise assez tard, le choix était restreint pour les chantiers de juillet. J’avais entendu du bien de la Turquie alors je me suis dit « Pourquoi pas ? » ; j’ai consulté la liste et plouf plouf, j’ai choisi au hasard le chantier SINDIRGI-GSM10 au Nord-Ouest de la Turquie. Au programme : entretien et rénovation des parcs de la ville, peinture et plantations. Hébergement et restauration dans une chambre d’hôtes. Solidarités Jeunesses m’a procuré les coordonnées d’un autre français qui participait au même chantier et j’ai donc pu le contacter avant de partir. Il s’avère que c’était un bon connaisseur de la Turquie et il m’a bien aidé dans ma préparation de voyage, le top !

Et c’est parti pour mon premier chantier, direction Istanbul en avion puis Sindirgi en bus. Première escale en Suisse, l’avion est en retard mais j’arrive à attraper ma correspondance, ouf ! Mon sac, lui, n’aura pas couru assez vite, il est resté à Zurich… résultat : attente de 6h à l’aéroport d’Istanbul ; seul souci : dernier métro à minuit, or il était 23h55 quand mon sac a débarqué après être passé par l’Allemagne… La dame de l’agence des bagages « perdus » me dit qu’en courant je peux quand même avoir ce fameux dernier métro alors pas de temps à perdre, petit sac devant, grand sac sur le dos et cours Forrest !!! Chaque membre du personnel de l’aéroport que je croisais sur mon chemin me criait « Run, Run ! », énorme… J’arrive enfin vers l’entrée du métro, la grille descendait pour fermer l’accès… dans ma tête j’ai tout de suite pensé à Fort Boyard « la porte, la porte ! », je courais en rigolant à moitié, c’était folklo ! Je me suis faufilée sous la grille, le gardien m’a fait entrer gratuitement et j’ai sauté dans le wagon direction la station de bus. Sacré début pour un voyage ! Arrivée à la station de bus d’Istanbul en plein milieu de la nuit, à ma grande surprise pratiquement personne ne parlait anglais… j’ai dû me débrouiller pour me faire comprendre et acheter un ticket de bus pour Balikesir. Malheureusement tout était complet, j’ai trouvé un sympathique monsieur qui parlait deux-trois mots d’anglais (Yes, No, Stop, Thank You), il m’a vendu un ticket vers une première ville et m’a conseillé de prendre un autre bus pour rejoindre Balikesir. Je savais pas trop si je pouvais lui faire confiance ; après tout, j’avais pas de meilleure solution ! Me voilà montée dans ce bus bondé. Contrairement à nos bus, là-bas, les cars qui font les longs trajets sont très prisés et offrent un service complet (boisson et snack à bord, écran TV pour chaque siège…). Epuisée je m’endors, je me réveille à 4h du matin, sur l’eau… ah ! En effet, le bus était monté sur un ferry pour traverser la Mer de Marmara. Pour ma première escale, le vendeur de tickets de bus m’offre un thé turc, le premier d’une lonnnngue série ! Et oui, les turcs en boivent à toute heure, pour toutes les occasions. Je n’en bois pas en France mais je vous promets qu’il est différent et vraiment bon ! J’ai compris qu’effectivement il fallait oublier l’anglais et parler avec mes mains pour me faire comprendre, c’était très marrant ! Après plusieurs trajets en bus, j’arrive à destination, très bien accueillie par le responsable du chantier, un employé de la mairie de Sindirgi. Plusieurs participants étaient déjà là et discutaient en buvant du …thé ! of course !

Au total nous étions 19 : 3 Turcs, 3 Espagnols, 3 Serbes, 2 Monténégrins, 1 Japonaise, 4 Coréennes et 3 Français. Dès le début, il y a eu une très bonne ambiance. J’ai trouvé ça incroyable qu’une vingtaine de personnes qui ne s’étaient jamais vues auparavant, avec des cultures, des âges, des personnalités, des parcours différents, puissent aussi bien s’entendre, avoir le même humour, la même envie de partager cette expérience. Quand on nous a emmené sur notre lieu d’hébergement, au début j’ai cru que c’était une blague… non, non, on a bien été logés dans un super hôtel thermal au fin fond de la montagne avec piscine, cascade, chambres pour trois et tout, et tout ! Le personnel de l’hôtel était super. J’ai oublié de le préciser mais la plupart des habitants de Sindirgi n’avaient jamais rencontré d’étrangers avant, donc ils étaient impressionnés de nous rencontrer. C’était la première fois que je me sentais autant regardée, comme une « attraction », les gens nous suivaient, nous prenaient en photo… Au départ ça fait bizarre mais après on s’y habitue. Et puis il n’y avait pas ce côté voyeur, les habitants étaient juste surpris et heureux de faire la rencontre de personnes étrangères. Les employés de l’hôtel (comme toute la population de Sindirgi quasiment) parlaient turc donc ça rendait les dialogues comiques parfois ! Mais qu’est-ce qu’on a pu rigoler ! Le matin et le soir on mangeait à l’hôtel ; le midi on allait à un restaurant dans les hauteurs, sous les pins, avec cuisine au feu de bois, hummm… excellent ! Je ne connaissais pas particulièrement les plats turcs et j’en suis tombée amoureuse. Notre unique moyen de transport était un minibus qui contenait environ 13 places et on se serrait pour tous rentrer dedans ; on jouait un peu à Tetris, les asiatiques sur nos genoux ! ;) Les routes étaient parsemées de grands trous et étaient en travaux donc on avait l’impression d’être dans un 4*4, mais comme tout le monde racontait des blagues, chantait, sifflait… ça donnait un ensemble magnifique, rempli de bonne humeur et de rigolade !

Ce qu’il y a de bien dans le volontariat, c’est que personne n’a été forcé pour venir, tout le monde a fait le choix d’être là, donc il n’y a que du positif. Nos deux animateurs étaient très dynamiques, compréhensifs, sérieux et généreux. Ils ont organisés plein d’activités tout au long du séjour : plage, visite de Balikesir, mariages, fête foraine, concert avec chanteuse « connue », balade dans la montagne avec sources d’eaux chaudes, bains turcs et sauna, masques à l’argile, jeux de société, restaurants, fiesta, marché, … On ne s’ennuyait jamais. On pouvait aller à la piscine en rentrant le soir, c’était génial ! Les clients de l’hôtel se joignaient à nous pour jouer. Le contact avec les locaux restera inoubliable pour moi. L’hospitalité turque, leur gentillesse, leur sourire, leur cuisine, leur musique, leurs danses… j’ai tout adoré ! Un jour, on « travaillait » dans un parc en ville, et une dame nous a invités à boire le thé chez elle. Vous imaginez une vingtaine de personnes débarquer chez vous comme ça, d’un coup ? Elle était fière de nous faire goûter tous ses produits-maison : fromage, tomates, « brioche », miel, cornichons, … Elle nous a montré comment elle tissait les tapis, c’était vraiment très touchant. On a eu l’occasion de participer à de nombreuses cérémonies : avant-mariage, mariages, après-circoncision…

Les turcs qu’on a rencontré étaient tellement ouverts et généreux, c’était impressionnant. On nous a invités à danser avec les mariés, au milieu de la place du village avec des dizaines et des dizaines de personnes tout autour. Ils avaient tous des très beaux vêtements, avec une décoration très fleurie, on a eu le droit au gâteau (qui faisait 10 étages…), magnifiques souvenirs.

Ah oui, j’allais oublier de parler du « travail » !!! Les premiers jours on était à fond, j’étais toute rouge tellement il faisait chaud et on arrêtait pas de bouger, porter des pierres, arracher des plantes… Les habitants étaient intrigués quand ils nous voyaient, ils venaient nous apporter à boire et à manger, donc, tout bien calculé, on devait faire des pauses toutes les…30minutes ! Les enfants adoraient venir nous voir, jouer avec nous, ils étaient marrants. Plus les jours passaient, plus on était en retard le matin… c’était pas vraiment difficile ce qu’on faisait en fait ! Et puis tout le reste était tellement bien qu’on y allait de bon cœur. A la fin du chantier, les au revoir étaient difficiles, c’est fou comme on peut s’attacher aux personnes rapidement. J’ai passé quelques jours à Istanbul avec un des participants et on reste tous en contact grâce au fameux Facebook donc c’est cool.

J’ai conscience d’avoir eu la chance de participer à un super chantier où toutes les (bonnes) conditions étaient réunies : excellente ambiance, participants super, très bonne organisation, du soleil pendant 3 semaines, un pays et sa population extraordinaires, un anniversaire fêté en beauté,… la liste est longue. C’était mon premier chantier et ça restera ma meilleure expérience à l’étranger. Je trouve ça dommage que cette forme de voyage ne soit pas plus connue (autour de moi, peu de personnes savaient que ça existait) ; il y a à la fois la découverte du pays visité mais aussi la découverte des cultures des autres participants, ce qui rend cette expérience doublement intéressante. Alors n’hésitez pas, faites comme nous, partez en chantier !!!

Fanette, 24 ans vivant actuellement en Angleterre

Annaëlle au Kenya

L’apprentissage

- Le vieille tire désespérément sur mon pantalon... Je ne comprends pas ce qu’elle dit. Elle insiste, répète... Au début, je rigole, croyant qu’elle se surprend du fait que je porte un pantalon et non une jupe. Mais elle persiste. Elle tire sur mon pantalon. Elle répète ce qui me semble être la même phrase. J’interpelle une jeune de l’école afin d’établir un semblant de conversation entre nous... La traduction me fait pâlir : "Elle dit que ton sang est proche de ta peau". Je comprends encore moins. Au début, je crois que la vieille me prédit mon avenir, me prévient d’un danger quelconque. Je la regarde abasourdie. Elle touche mes jambes et montre du doigt mes veines. Ouf !! C’était donc ça ! La différence peau blanche/peau noire... et bien sur, a travers ma peau blanche, on aperçoit mes veines, ce qui n’est pas le cas de la vieille a la peau noire. Quand je lui apprends que son sang est lui aussi "proche de sa peau" et que malgré que mes veines soient bleues, mon sang est rouge, tout comme le sien, la vieille semble heureuse et sourit.

- D’habitude, les élèves sont en classe à l’heure où nous allons chercher l’eau a Shartuka Secondary School. Mais aujourd’hui, c’est le week end et il semble que nous ne soyons pas les seules à vouloir remplir nos bidons à l’unique et précieux robinet des 2 kilomètres alentours... Aussi, durant l’attente, les filles commencent a se regrouper tout autour de nous. L’une ose... Il suffisait d’une pour que les autres nous interrogent à leur tour. Désormais, les questions fusent : "Est-ce que tu vas a l’Eglise ?", "Est-ce que tu es mariée ?", "Est-ce que tu as des enfants ?", "Est-ce qu’il est vrai qu’en Europe, il y a des machines pour tout, même pour traire les vaches ?", "Est-ce que, en Europe, tu vas chercher l’eau a la rivière ?", "Quelle est la différence entre l’Angleterre et les Etats-Unis ?". Cependant aux questions habituelles, s’ajoutera celle qui me laissera sans voix "J’ai entendu dire qu’en Europe, les femmes enceintes ne gardent les bébés dans le ventre que six mois ?"

- Ma main est devenue sujet d’étude... Elle ne la lâche pas, la malaxe, la caresse, la prend et la pose sur sa joue, puis se caresse la joue avec... Il semble que ma peau soit plus douce que celle des mamans d’Afrique qui travaillent trop dur, a la lessive, a la cuisine, aux champs... Il suffisait que la première essaie, pour que les autres s’approchent, puis à leur tour me touchent... les mains, les bras, les cheveux. Le temps de l’exploration, ils ne disent mot... De temps a autre, ils se regardent et rigolent. Ils en ont aperçu d’autres, de loin... Je suis la première qu’ils touchent. Effrayant pour certains, surprenant voire amusant pour d’autres.

Les insolites du mois... en bref.

Entendu...
- Une femme aurait donné naissance à un enfant orné d’une corne de vache au milieu du front. La cause : un contraceptif féminin pris pendant plusieurs années.

Fait ....
- A trois sur une moto et sans casque après avoir "désespérément espéré" pendant plus d’une heure qu’une voiture passe.
- A treize dans une voiture : 4 devant, 4 derrière, 5 dans le coffre - sachant qu’ici les gens ne s’assoient jamais sur les genoux les uns des autres - a rouler dans la brousse en pleine saison des pluies, lorsque la brousse devient rivière et que l’eau arrive a hauteur des pneus... puis être obligé de descendre de la voiture en raison d’une côte trop raide.
- Aller aux toilettes avec un parapluie.

Vu...
- Un homme se promenant à dos de chameau dans les rues de Nairobi, un singe une bouteille de cola a la main (et pas derrière un écran de télévision)

Annaëlle, 25 ans actuellement volontaire au Kenya

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