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solidarites jeunesses - volontariat international
Solidarités Jeunesses
 

2009

Vos témoignages !

 

CJM-5 Chefchaouen, 2009

Chantier au Maroc, à Chefchaouen

Place

Chefchaouen est une ville traditionnelle du Maroc, bien connue pour sa magnifique peinture bleue envahissante. C’était vraiment une ambiance incroyable et totalement nouvelle pour moi. L’architecture, la chaleur, les couloirs étroits, les escaliers et les sols peints, les enfants, les chats affamés, les marchés sur le sol, les minuscules boutiques colorées, l’odeur...

Le groupe

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On était entre 24 et 30 volontaires, dont 7 étrangers, espagnols, français, et le reste était des garçons marocains. L’age moyen était aux alentours de 24 ans.

Comme le groupe était principalement des marocains, ce n’était pas facile de suivre tous leurs délires. Mais c’est un bon moyen de s’intégrer dans leur culture et habitudes. Et en tant qu’étrangers, on doit d’adapter. Parfois, il s’énervaient et riaient pour des raisons inconnues, et ils redevenaient calmes rapidement.

On m’a dit qu’il y avait près de 50% d’analphabétisme au Maroc, mais j’ai compris que ceux qui participaient à ce genre de chantier étaient bien éduqués. Il y avait des étudiants, des professeurs...

Les marocains sont physiquement proches, très attentionnés les uns des autres, et selon l’islam, les hommes doivent protéger les femmes. J’étais très impressionnée.

J’étais la seule asiatique partout où j’allais, alors je n’étais pas très à l’aise. Tous les jours, dehors, j’entendais des saluts en japonais ou chinois, parfois des grands sourires. Mais je m’y suis habituée, et une fois, un type m’a lancé "hey chinese", alors j’ai décidé de lui répondre par une sorte de "yo man", alors on a sourit.

Ça me rendait spéciale parmi notre groupe et j’ai rapidement gagné leur respect, en partie grâce à mon goût pour la photographie (argh, un stéréotype de l’asiatique), bien que je sois loin d’être une pro.

Il n’y avait pas vraiment de gros conflits dans le groupe car on s’entendait bien, ils se sacrifiaient pour les autres, ne se plaignaient pas pour une raison individuelle, et travaillaient dur.

Mais bien sûr, il y a toujours quelques petits problèmes, comme des nuits agitées, dues à un désir incontrôlable de venir charrier ses potes avec du dentifrice sur la figure, par exemple.

Logement

On restait dans le lycée de Chefchaouen, un chouette endroit. Ce n’était pas évident d’avoir de l’intimité car rien ne pouvait se fermer.

L’hygiène est aussi une autre histoire, car le ménage complet était rarement envisagé, du aussi au manque d’outils, mais ça ne me dérangeait pas trop.

Cuisine

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Les outils étaient limités, donc les repas étaient retardés. On mangeait ensemble autour d’un même plat, on utilise le pain comme une cuillère. J’aime bien cette façon de partager. Je préfère aussi la cuisine marocaine, car plus épicée. En dessert on avait des fruits comme des melons, pastèques, parfois des yaourt Moufid.

Pendant les pauses du matin, on avait un thé spécial à la menthe, très très sucré. Le goût me rappelait le chewing-gum à la chlorophylle, mais le thé est délicieux.

Travail

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On commençait vers 8:30-9:00 jusqu’à 12:00. Le travail consistait à déplacer une montagne d’ordures afin de libérer une cour dans le lycée, et d’en faire un petit jardin. C’était très poussiéreux et dangereux. Malheureusement, nos outils étaient limités, alors je vous conseille d’apporter vos gants. Mais on devrait faire de notre mieux quelque soient nos moyens. Les garçons travaillaient très dur et supportaient bien cette chaleur, ce qui n’était pas évident pour moi... Après, on a apporté des pierres, on a fait de la peinture...

Le travail s’est accompli plus rapidement (un groupe d’espagnol travaillait aussi avec nous), et il y avait une grande différence entre avant/après. Alors c’est un sentiment unique d’apprécier le travail qu’on a fait ensemble.

Excursions

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Je me souviens de la musique arabe trop forte dans le bus, les gens dansaient, et beaucoup dormaient... On est allé à Akchour, je me souviens des lauriers rose dans le paysage, et des cactus en chemin.

Les marocains ont l’habitude de faire des exploits incroyables comme plonger dans l’eau glacée, c’était drôle. On a visité aussi Tetouan, les marchés, les rues peuplées... et les plages sableuses ou à galets.

Conclusion

Ce fut une expérience unique, je garderai toujours de très bons souvenirs et je remercie encore tous nos amis.

Flora, 23 ans

HR-VCZ 6.2 Kuterevo, 2009

Chantier en Croatie, à Kuterevo
Après mon chantier au Maroc, je suis partie en Croatie.
Je compare brièvement les deux cultures en fin d’article.

Place

Kuterevo, c’est un village perdu près de Otočac.

Il y a un mini zoo à ours qui attire quelques touristes. Il y a aussi quelques poules qui se promènent avec leurs petits. Ici, on accueille successivement plusieurs groupes de volontaires, des américains, des belges etc... et des groupes internationaux comme le notre.

Donc au beau milieu des maisons en bois, il y a un trou artificiel à ours, clos par un double grillage, où 2 oursons orphelins sont sociabilisés par un chien qui hurle. Ils ne seront jamais relâchés, puisqu’ils ont été élevés par des humains. Je ne connais pas exactement l’histoire, mais les gens d’ici ont sauvé leur vie (parce qu’ils ont été abandonnés par leur mère à cause d’un accident, un truc comme ça), donc les oursons peuvent vivre en sécurité et font la joie des petits enfants qui viennent les voir.

Réflexion sur les zoo : même s’ils vivent en sécurité, les animaux sont condamnés à mourir dans leur cage, alors ça me rend un peu triste. Quel est le prix de la liberté ?

Logement

Tout cela m’amène donc à décrire le décor et le cadre dans lequel nous vivions. Pour faire simple, tout est fait à la main ici, et à la mode écolo. Notre maison est toute en bois, et quand quelqu’un marche, ça fait tout trembler. Il fait froid la nuit (en tout cas pour moi).

Travail

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On travaillait 7h par jour, et même le samedi. 9h-13h et 16h-19h. Par contre la deuxième semaine, on travaillait moins. Le premier jour, il pleuvait, et il fallait creuser un tunnel (pour faire passer des ours entre 2 parcs). On avait plein d’outils de bonne qualité mais c’était bien fatiguant... Sinon, on devait aussi creuser une succession de trous dans la terre afin de construire un double barrage.
Sinon on a eu des travaux variés, comme refaire un chemin dans la montagne en récoltant des cailloux, déplacer une sculpture, construire une clôture en planche de bois, faire du ciment etc...

Comparaison avec le Maroc

On sent tout de suite les différences. Comme on est en Europe, on pose beaucoup plus de règles, selon une idéologie de paix, de tolérance, d’échange culturel etc... La plupart des gens discutent de sujet d’intellos (politique, culture, langues, études etc...) et ils ont besoin de plus de moyens pour se marrer. Jouer aux cartes avec de l’alcool par exemple. Au Maroc, ils délirent et se marrent tout le temps pour un rien, adorent les photos (je l’interprète comme un sens plus important de la communauté comme en Corée), sont beaucoup plus spontanés dans leurs émotions.

Conclusion

Ça reste une expérience unique au final, comme ça, plusieurs groupes de volontaires peuvent vivre une courte période dans ce genre de conditions, d’idéologie... et donc d’y réfléchir.

Flora, 23 ans

SDA109 Prcice, 2009

Chantier en République Tchèque, à Prcice.

J’ai participé à un chantier en République Tchèque avec des espagnols, des coréens, des tchèques, une russe, un canadien et une bulgare. Nous avons contribué à l’aménagement d’un lieu destiné à l’accueil du public puis à l’entretien de chemins touristiques pour la Commune. Ce que j’ai le plus apprécié, ce sont les échanges avec des jeunes de différentes nationalités, la vie collective, le fait de participer ensemble à un travail utile. L’ambiance sur le chantier était très bonne, conviviale et pleine d’humour. Les chantiers sont une façon originale d’aller à la rencontre des autres, de contribuer à un projet commun et de découvrir un Pays. C’est une expérience humaine très enrichissante.

Bertille Daniel, 34 ans

Galerie photo :

CPD 09 Sievershausen, 2009

C’était un chantier de rénovation à 30km d’Hanovre. On a été accueilli par le directeur de l’Antikrieshaus. Le groupe était composé de
- 4 français
- 3 coréens
- 2 taiwanaises
- 2 ukrainiennes
- 3 allemandes (dont les 2 leaders)
- 2 tchèques
- 2 turques
- 1 japonaise
- 2 espagnoles

Le chantier était basé sur la paix suite aux guerres mondiales. Nous avons construit les pions géants d’échec et une cabane en parpaing. De nombreuses sorties ont été organisées telles que la visite du checkpoint de Marienborn, un camp de concentration ou encore du lieu où il y avait le mur qui séparait l’Allemagne en 2.

Pour un premier chantier, cela a été une très bonne expérience très enrichissante. Travailler avec des gens venant d’Europe et d’Asie a permis de s’enrichir des cultures de chacun. Je ne compte pas m’arrêter à ce seul projet.

The END

Abdé, 20 ans

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